Ma première plonge au brésil : OS LAJES DE SANTOS


Ca y est, j'ai fait dimanche dernier mes premières plonges au Brésil :

alors, que je vous raconte !!!!

 

Bon, en fait, y m'a fallu plus d'un an avant de retrouver la motivation, le

temps et la fraîche pour pouvoir tout recommencer :

- d'abord racheter une combi, passque la dernière, qui avait beaucoup

rétréci depuis que j'avais commencé la plongée (!!!!), je l'avait laissée à

un des marins égyptiens de Safaga en Mai 2001.

- ensuite, compléter l'équipement par l'achat d'un octopus, passque ici y

connaissent encore pas trop les robinets doubles.

- et puis surtout trouver un "club", ou plutôt un magasin de matos, qui

donne des cours, qui fait aussi du troc et de l'échange de matos ; enfin

quoi un endroit où je me sente à l'aise, "passe que pas grand'monde y en a

pa'ler f'ançais, ici" ; et même pas du tout.

En fim, tudo bom !!!!

Je me suis donc inscrit y'a 15 jours pour une sortie en "navio" d'une

journée, au départ de SANTOS (le plus grand port d'amérique latine, à 80km

de Sao Paulo).

 

Donc, rendez-vous le dimanche matin à 7h30, pour départ à 8 : la tête de

Christine ; elle me dit : ça y est, ça recommence, les dimanches ou tu te

lève aux aurores, style pour aller aux étangs (hum, passons, mais elle

compâtit quand même).

Bien : tout le matos plié en vrac dans le coffre de la Pijot 306 (TI, une

putain de pêche quand j'appuie sur le champignon - déjà 3 prunes payées au

fisc brésilien, je vais bientôt avoir une carte de fidélité!), départ au

lever du soleil, l'autoroute direction la mer, on passe de 800m d'altitude

(sao paulo) au niveau de la mer (forcément) en 10km, c'est toujours

magnifique de "descendre la falaise"....

 

J'arrive dans le bled (2 millions d'habitants), je trouve la "marina" d'ou

partent les bateaux, entre 2 bidonvilles, bonjour bonjour.

Le patron vérifie les cartes : sa gueule quand il a vu la carte CMAS 1*,

surtout quand il a vu moniteur à validité permanente (ici y parait que

c'est 2 ans de validité) ; ici le standard du plongeur occasionnel,

c'est PADI !

Enfin bon quand il a vu aussi la gueule de mon sac (toujours le même, mais

qui ne ferme même plus, les fermetures éclair sont complètement bloquées,

il a du se dire que j'avais dejà plongé un peu... ; pas de contrôle

d'assurance, pas obligatoire ici (tu payes et tu te démerde en cas de

pépin).

Les autres arrivent, 10 plongeurs à bord, plus le patron et un marin,

bouteilles en alu, il faut opérer un petit changement de DIN en étrier "sur

le pouce" : la gueule de tous les autres quand je déballe ma boîte en

plastique avec les pinces universelles, et autres clefs à molette !!!

 

Allez ! moteur en route, 1 mile à parcourir sur le fleuve, passage de la

barre, et direction la haute mer.

J'ai du oublier de vous dire qu'il faisait déjà un léger soleil en ce 19

octobre, car c'est le début du printemps ici : 32° à 8h du matin, ça vous

donne envie de retrouver un eau fraîche !

On prévoit 1h1/2 de bateau, le caillou est à environ 35km de la côte

Pendant 20 km, on navigue entre 3 rangs de gros bateaux, alignés à la

parade, 1 tous les 500m, ancrés, en attente de place sur les quais du ort

de Santos : im-pres-sion-nant ! C'est à la taille démesurée du Brésil.

 

Un peu plus loin, en route : 4 dauphins qui nous tournent autour, mais

c'était vraisemblablement pour attirer notre attention sur un de leur

compagnon qui flottait, mort, le ventre en l'air, probablement décédé des

suites de blessures faites par des filets dérivants (il avait un partie de

la gueule en sang)... dommage.

A 5km du caillou, tout le monde scrutait la surface de l'eau pour essayer

de repérer une baleine-pilote signalée par VHF par un autre bateau de

plongeurs passé avant nous : rien, tant pis.

 

On arrive sur le caillou : tout le monde s'équipe tranquille, et à l'eau :

une seule palanquée de 10, par équipes de 2. je suis plus ou moins chargé

de faire le serre-file, le gars a du remarquer que je m'équipais

tranquillement "dans mon sac" (bateau pas trop grand) ....

AAAAAAH quel bonheur de se retrouver dans la flotte, et les automatismes

reviennent tout de suite ; je vous dis pas le plaisir du premier canard,

direction le fond !!!

Sous l'eau (21°),le terrain ressemble à la méditerranée, avec même un peu

moins de "verdure" ; par contre les poissons sont différents et plus gros :

mérous, platax, un genre de castagnole, cochers, cigales de mer de bonne

taille, quelques huîtres et coquillages...

Voilà pour la première plonge (17m maxi, bon), avec rabiotage à 3 m en fin

de plongée, histoire de vider la bouteille.... (les règles de sécu sont les

même : 1/2 tour à 120 bars).

 

Remonté sur le bateau, je suis quasiment le seul à enlever la combi, car

j'apprends qu'on replonge d'ici à 1H 1/2 au maxi.

Le temps d'avaler un bout de pain avec 2 saucisses de Francfort (rien a

voir avec la bouffe habituelle de la mer rouge!!!!), de se faire sécher par

le soleil (38° à cette heure-là), et on se re-prépare.

 

Deuxième plongée, direction une petit épave coulée là tout exprès à 15m,

assez ouverte, on peut entrer et sortir sans danger.... Ah ! une tortue à 5

mètres, et qui reste dans le voisinage, plus grande qu'en mer rouge, avec

des nageoires plus longues ; elle a du en avoir marre d'avoir 8 pingouins

autour d'elle, elle est partie...

Juste au moment ou le chef de palanquée nous dit de lever la tête, et

quoique c'est-y que je vois, hein, koikoikoikoikoi ???????

Une raie manta, sisisisisisisisisisisi !!!!!!!!!!!!!!! é-nor-me ! qui

passe, majestueuse, à -10m de la surface, 5-6 m au-dessus de nos têtes : on

a tous failli en laisser tomber nos "réguladores" (détendeur). Même ici, ce

n'est pas très commun. Sans être de Marseille, on va dire 2,50 mètres

d'envergure , c'était vraiment le TOP !

 

Ensuite, que dire, mon dieu, que dire : il n'y a plus qu'a rentrer au

bateau (cool au palier à 3 m, le temps de plier la bouteille à force de

tirer dessus), essayer de tout ranger s'il reste de la place (le rangement

de l'équipement n'a pas l'air d'être dans le standart PADI...), se passer

une couche de crème pour le retour en plein cagnard, retour entre les

rangées de gros bateaux qui n'ont pas diminué, repasser la barre, arriver

au quai, débarquer tout le bordel avec ce P..... de sac tout mouillé et qui

ne ferme plus, "flanquer" le tout dans le coffre, un petit salut à tout le

monde ("tudo bom, foi otimo, até logo..."), et retour à la casa après une

heure de route.

 

Bilan des opérations : des images plein les yeux, et surtout dodo à 8

heures du soir : com-plé-te-ment flingué, le mec !!!!

 

Salut à tous et à la prochaine, bisous aux garçons et caresses aux filles

(ou l'inverse, je ne me rappelle plus)

Erik